samedi 30 avril 2016

Just For Fun


- A drink ?

Illustration : Mike Ludlow
Bon ouikend

Backstage



Dans notre série les princes du cool, Sean Connery en pause sur le tournage de Diamonds Are Forever. Ce scan provient de mon site british pop préféré, l'excellent Flashba(c)K qui met aussi en ligne une sélection de sympathique photos des (faux) frangins Ramones prises par leur manager.

Sur la b.o., Evie Sands avec I Can't Let Go, le genre de gourmandise pop imprégnée de doo-wop que devaient goûter, adolescents, les futurs Ramones. Pour rappel, Dee Dee naquit en 1951 sous le nom de Douglas Glenn Colvin, la même année que Joey Ramone (Jeffrey Ross Hyman).

vendredi 29 avril 2016

Smokin' Days



Dans les années 60, on pouvait allumer un bâton, une tige, un clope, un mégot en toute bonne conscience comme Pamela sur les visuels d'une marque de blondes. C'était le bon vieux temps du smoker. Quelques années auparavant, des toubibs américains vantaient les mérites de la fumée pour des marques de cigarettes. Mes grand-parents brûlaient à eux seuls quatre paquets de gauloises bleues sans filtre chaque jour ! J'ai arrêté le tabac mais pour15minutes reste un blog fumeur car je ne suis pas un de ces repentis intolérants qui me pousseraient à recommencer. (Ce sont les mêmes qui vont faire leurs courses bio en 4x4.)
Pour accompagner Pam mais sans lien direct avec la fumée, on retrouve notre Zouzou dans une chanson signée Dutronc et la craquante Michèle Mercier, bonne danseuse, qui interprète Six-huit de Guy Skornik alors sous influence Gainsbourg.

mercredi 27 avril 2016

Transports



Source du scan Maddux Air Lines, un des plus beaux blogs photos consacrés à l'âge d'or d'Hollywood. Martin Turnbull son auteur publie des livres audio et des essais sur la cité des Anges. C'est un fondu de l'actrice et danseuse Alla Nazimova, ce qui le rend encore plus sympathique.

lundi 25 avril 2016

Nos ondulantes (au temps du Cinéma)



Alain Robbe-Grillet cinéaste est fasciné par la nuque des femmes. Dans Trans Europe Express, celle de Marie-France Pisier est particulièrement émouvante. Avec cette séquence d'Immortelle (1963), il nous offre la nuque de la danseuse orientale et celle de l'actrice Françoise Brion.
Belle nuit

dimanche 24 avril 2016

Transports (Just for funk)



Tom Petty raconte qu'il faillit terminer dans le fossé la première fois qu'il entendit Little Red Corvette sur son autoradio. Avec ce seul morceau, Prince renvoyait la plupart de ses contemporains en seconde division. L'année 1982, il fut sans rival. Le titre est extrait de l'album 1999. Un copain bon batteur faillit laisser définitivement tomber les baguettes lorsqu'il découvrit les disques du surdoué de Minneapolis. Il me disait "Bon, Michael Jackson, c'est brillant mais je peux comprendre et suivre le rythme. Avec Prince, je suis largué." Les albums Around the World in a Day et Parade le mirent à genou. C'est aussi pour l'inventivité rythmique des compositions que je les classe dans mon Top100. Ils semblent si fluides à la première écoute mais si vous appréciez le groove d'une oreille un peu avertie, les constructions rythmiques de Prince vous mettront sur le toit comme Tom Petty et mon pote le drummer qui ne s'en est jamais remis.

Scan : Une image de la série Route 66

Souvenirs d'un guetteur : L.A. Punk


Une bonne surprise attend le lecteur de Rock&Folk. Le numéro de mai contient un chouette article de Philippe Garnier consacré aux années punk à L.A. vécues par l'auteur. Le prétexte ? La sortie d'une compilation chez Soul Jazz Records, Chaos In The City Of Angels and Devils regroupant les sonic boys & girls qui ont secoué la cité des anges à la fin des 70's. Extrait choisi du papier de Garnier :
Downtown, il y avait aussi l'Atomic Café, et l'inoubliable Al's Bar où j'ai passé mes meilleures nuits. Un vrai bar à artistes ouvert juste au bon moment avec juste le bon mix de misérabilisme, de drinks bon marché, et de table de billard bancale. C'est là que j'ai vu aussi tous mes groupes préférés du moment : Extreme, avec l'adorable Maicol Sinatra et leurs tubes zinzinants comme "Bloody Yellow" ou "Mister Moto"; Human Hands (dont le batteur Dennis Duck formera plus tard le fleuron du Paisley Revival Dream Syndicate), Nervous gender, B-People. Et Al's Bar était assurément plus vivable comme antre, qu'on soit ici pour le billard, les filles ou la bière bon marché, que les autres clubs comme L'Anti-Club sur Santa Monica, le ON Club sur Sunset près de chez moi. (...) Il y avait beaucoup de filles dans les groupes : la gironde et dévergondée Diane Chai, qui tenait la basse pour les Alley Cats, Exene dans X, les Go-Go's, les deux filles des Bags, Alice et Pat bags, dont une se joindra au batteur des Bags pour jouer derrière Jeffrey Lee Pirce et le Gun Club. Pat (Morrison) rejoindra même les Damned, et épousera Dave Vanian ! C'était pousser le pédigrée un peu loin. Garnier rappelle aussi un phénomène social indissociable du punk rock. Dans l'histoire de la pop culture, ce fut sans doute le dernier moment où un véritable melting pot eut lieu. Des gars et des filles d'horizons, de formations et d'opinions variés se rassemblaient dans les bars, les clubs improbables cités dans son article et les endroits des villes où l'on ne fait que passer, les parkings, les salles d'attente ou les halls de supermarchés. Jamais la ville n'a connu un si complet brassage social et culturel. Je me souviens d'une nuit, à une party privée devant la galerie de Steve Samioff sur Larchmont et Melrose, de deux distributeurs de saké (chaud et froid) devant lesquels discutaient un avocat, un peintre ultra connu dont je ne me souviens plus (Billy Al Bengston ?), deux ouvriers de la voirie municipale, un ancien videur du Whisky, et l'incontournable Claude Bessy qui (...) présidait aux destinées de Slash magazine. (...) Comme la plupart des nuits, tout se passait dans les parkings, on se souciait rarement de voir jouer les groupes. Ça se passait à L.A. mais aussi à Londres, Berlin ou Genève. C'était ça le truc le plus excitant provoqué par le punk rock. Des gens que tout opposait se parlaient, se saoulaient et parfois même montaient des groupes. Rien que pour cette possibilité, l'affaire valait d'être vécue.

PS : Pas de titre ? Non, car comme l'écrit Garnier, les disques n'ont jamais été le truc du punk, et surtout pas du punk angeleno. Même quand on les achetait (...), on ne les écoutait pas. Et on ne va pas commencer maintenant.

Photo : L.A's Fog - Los Angeles Examiner Collection.

samedi 23 avril 2016

"Tu es mon Führer de vivre"*


David Bowie en 1976 dans Berlin alors encerclé par les forces du pacte de Varsovie, il ne faut pas l'oublier. Durant sa période Thin White Duke avec son look "Gestapop", il fâcha les babas, les gauchistes, une partie des critiques rock et les envapés du rock prog'. Seuls les punks pigèrent qu'il jouait avec des clichés. Sur le fil : c'est le rôle et l'honneur des grands artistes.
J'ai trouvé ce scan de la belle photo d'Andrew Kent sur un blog consacré entre autres à Brian Eno via le Cabinet des Rugosités où se croisent des internautes curieux et (donc) non dogmatiques.

* Guru, tu es mon Führer de vivre figure sur le second album d'Alain Bashung sorti en 1979. Les paroles sont signées Boris Bergman.
(Le web est et doit rester cette formidable chambre d'écho où peuvent rebondir les esprits friands de digressions.)

vendredi 22 avril 2016

French lynx (ceux qu'on écoute)

Mardi, j'ai regardé pour le travail un documentaire animalier sur la réintroduction du lynx (boréal) dans les forêts d'Europe occidentale. Trois jours plus loin, j'achète le N° de Rock&Folk de mai qui m'apprend que Jean-Louis Murat, mon chanteur auvergnat préféré, sort un nouvel album Morituri dont le premier titre est... French lynx. La plus belle chanson de l'album ? Le Cafard qui clôt l'affaire. Dans la même revue, il y a un entretien avec Boris Bergman - parolier inspiré/inspirant - qui dit à la fin de l'interviouve je crois de plus en plus que le hasard, c'est le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer.

+ Jean-Louis Murat parle de sa vie, de la mort aussi, de son travail et choisit les titres de la
Première heure de la semaine sur RTL. Bon ouikend.

Ceux qui nous quittent


De 1986, Prince Rogers Nelson fut le héraut et le héros indiscutables, surtout pour nos compagnes et nos copines. Il les rendait toutes dingues malgré ou à cause (?) de ses talonnettes, ses bibis et ses boléros de Zorro. Sous un look ambigu très travaillé, le petit Prince du funk était alors au sommet de son art musical et de sa séduction. Il venait de sortir l'album Parade que je place parmi ses meilleurs disques et si le film mégalo Under The Cherry Moon n'a pas bouleversé l'histoire du 7e Art (c'est un glorieux nanar), sa b.o. est exceptionnelle. Je ne sais pas s'il restera en ligne assez longtemps mais je tente le coup avec Girls & Boys extrait de l'album pour marquer son départ. 

Q: Pourquoi ces artistes devenus quinquas se mettent à carburer aux puissants antidouleurs opiacés ? Dans les 80's, Prince ne prenait pas de médocs. Il voulait garder le contrôle total sur ses créations. Cette mort laisse une impression aussi étrange que pénible.

jeudi 21 avril 2016

Dans ma boîte@mails: transports


Avec les beaux (?) jours, on retrouve Yaya qui verse cette image au dossier Transports. Pour la b.o., elle a choisi l'interprétation par Pat Suzuki de How High The Moon, la ballade fameuse signée Morgan Lewis et Nancy Hamilton (créée en 1940). La séquence vidéo qui l'accompagne est aussi très bien. Vous, je ne sais pas, mais c'est exactement le mood qu'il me fallait pour débuter la journée. Un commentaire (sur YT) dit qu'elle pourrait figurer dans un film de David Lynch. C'est vrai, l'interprétation au cordeau presque figée dans sa perfection s'accorderait aux images du maître de Mulholland Drive... Une chose est sûre, la chanson par Miss Suzuki* aide à résister à la laideur postmoderne et aux pompeux crétins qui la diffusent. Bonne pioche, chère Yaya !

* Pat Suzuki est une Nisei de la seconde génération. Elle a gravé quelques albums entre jazz et pop lounge à la fin des années 50 et au début de la décennie suivante.

lundi 18 avril 2016

Belle de nuit



Michelle Pfeiffer et sa robe rouge dans Suzie & les Baker Boys/The Fabulous Baker Boys de Steve Kloves ce soir sur Arte à 20h55.
Les deux frères Baker sont pianistes de bar. Ils ont abandonné pas mal d'illusions sur les routes entre deux hôtels et cherchent à redonner un peu de glamour à leur set. Pour cela, ils auditionnent des chanteuses. Parmi les candidates, Suzie qui nique son talon en arrivant en retard à la session... Une petite perle de la fin des 80's.
Makin' Whoopee

Ceux qui nous quittent


Le photographe Nicolas Tikhomiroff, 1927-2016

Espagne, 1964. Sur le plateau du film Chimes at Midnight dirigé par Orson Welles et BB posant en Dior (1960)

Source : Magnum

samedi 16 avril 2016

Ceux qui s'affichent


Michel Piccoli gravissant les marches de la villa Malaparte à Capri pour Le Mépris de Godard. L'affiche du festival de Cannes 2016 conçue par Hervé Chigioni et le graphiste Gilles Frappier a belle allure. Espérons que le palmarès de cette édition sera à la hauteur et couronnera des films à la fois intelligents et grand public car comme l'affirme le réalisateur de Pierrot le fou, le cinéma est un transport en commun et il doit le rester.
Et si on s'offrait la superbe bande-annonce du Mépris à dérouler en visitant la villa de l'écrivain ...

vendredi 15 avril 2016

Backstage


Peau d'âne version fauchée ? Meuh non, c'est un figurant de la série TV britannique Doctor Who en pause dans son costume de Slyther. Les Slythers sont les gardes du corps des Daleks. Celui-ci, très pro, prend des renseignements sur ses patrons.

mercredi 13 avril 2016

Ceux qui ont la vista


Ian Dury par David Arnoff
Sur la b.o., Hit me with your rhythm stick
(Play it loud)

En suivant la captation du concert donné par Mister Dury pour le réveillon de Noël 1980, une chouette suggestion de Debout, j'ai repensé à ces années de ma vie, les plus denses et les plus excitantes, quand le vieux et suffisant vaisseau de la musique pop-rock était pris d'assaut par des corsaires de haute mer sur les deux côtes de l'Atlantique. Parmi eux, Ian Dury, un capitaine un peu plus âgé. Il avait connu la maladie (polyo), les galères et enfin un début de reconnaissance publique à la tête de ses fabuleux Blockheads, d'excellents musiciens. Ils écumaient les salles de concert et les bars d'hôtel dans le sillage du label Stiff qui organisaient des tournées improbables et ruineuses pour faire connaître ses artistes et aussi (surtout) pour le fun. Réécoutez l'album magique New Boots & Panties qui occupe une place majeure sur la b.o. de ces années-là : il est réellement inépuisable.

mardi 12 avril 2016

American Music


Une voix pour raconter des tranches de vie et une guitare qui ne craint pas d'être héroïque comme dans Murrietta's Headce sont celles de Dave Alvin qui est à lui seul un pan du rock'n'roll et du country-rock de ces 40 dernières années. Avec son frangin, il avait créé The Blasters à la fin des 70's puis a rejoint The X et The Knitters - dont Debout vantait les mérites dans un commentaire récent - tout en menant en parallèle une carrière solo émaillée de beaux albums. American Music forever.

Photo : Helmut Newton

dimanche 10 avril 2016

The Strange, The Weird, etc.


Lonesome Shack interprète Wrecks. Weird country-blues pour un dimanche.
Ce trio de Seattle a été signé par Alive Records, le label de Patrick Boissel, un frenchie installé à L.A.
Le site du label

samedi 9 avril 2016

Rétroblog : nos ondulantes


Ce matin, en feuilletant les pages de l'excellent site Pulp International, j'ai revu cette photo de la danseuse cubaine Chelo Alonso qui débuta sa carrière aux Folies Bergères avant de tourner des péplums de qualités variées où sa plastique avantageuse et ses talents d'ondulante étaient mis en valeur par des producteurs et des réalisateurs dont elle fit bouillir le sang et tourner la tête*. Retirée du showbiz' après la mort de son compagnon, elle gère un hôtel à Sienne en Toscane et un élevage de chats. Miss Alonso fait partie des icônes pour15minutes depuis le début du blog. C'est Yves A. qui le premier m'envoya des scans de la belle. Il faut assumer ces petites pointes de mélancolie.
Bon ouikend

* Yves nous apprit que Ernesto "Che" Guevara avait lui aussi succombé aux charmes de Chelo et que la future icône gauchiste lui promit tout ce qu'elle voulait pour rentrer tourner et danser à Cuba, en vain. L'actrice préféra les douceurs de Rome aux piquants de la révolution.

jeudi 7 avril 2016

Just For Fun


Une seule image peut faire ma journée comme cette pub vivante pour le film Johnny Guitar projeté au Mayfair Theater de Times Square en 1954, un cliché saisi par Frank Larson.
Vers une séquence d'anthologie de ce beau western crépusculaire réalisé par Nicholas Ray dans laquelle Joan Crawford tient tête à la meute en esquissant la mélodie de la chanson au piano. Le cadre est d'une sobriété exemplaire. C'est (aussi) pour de tels instants que j'ai ouvert le blog. Ils apaisent la colère vaine; mieux, ils l'aiguisent et affinent les sentiments.

PS : Attribuée à tort aux Shadows, cette version instrumentale de Johnny Guitar par le guitariste Hans Hollestelle des Pays-Bas ne démérite pas.

mercredi 6 avril 2016

The Night is calling


Chris Isaak, First Comes The Night.

Des lettrines country-western de la pochette aux arrangements avec trompettes tex-mex sur certains titres (indispensables !), chœurs célestes et piano honky tonk, il ne change pas. C'est tout ce qu'on lui demande. Une anecdote personnelle. En 1988, lors d'une soirée passée en compagnie du chanteur d'un groupe new-yorkais postpunk torturé et défoncé qui n'était pas sans talent d'ailleurs, un invité mit un des premiers albums de Chris. Le frontman du band coqueluche des rock critiques à mèche - elle se portait à gauche cette saison-là - fit alors, un peu jaloux, "Ah ! Chris Isaak : il marche parce qu'il conforte les Européens dans l'idée qu'ils se font des Etats-Unis et du rock'n'roll" Très juste et c'est pour ça que je l'écoute toujours 30 ans plus loin. Quant au chanteur aux textes sombres qui fit chavirer quelques choeurs de groupies chic, tout le monde l'a oublié.
Let's rock !

En supplément, Chris et les fines lames de Silverstone, son groupe de vieux complices, saisis en concert. Le mot d'ordre de la semaine : faites-vous du bien comme ma compagne qui s'est allongée hier en rentrant du travail. J'avais mis le nouvel album. Fort mais pas trop. Elle m'a dit "Sa voix m'enrobe et me réchauffe l'âme". C'est ça l'effet Isaak, garanti à vie.

dimanche 3 avril 2016

Day & Night



Par Bruce Davidson (day) et Toshio Shibata (night)
Sur l'auto-radio, Bettye Swann avec une perle funky de 1972.

Schlager (im Kino) ? Forever !




Rien ne vaut une séquence (kitsch) dansée par Germaine Damar - ici, un extrait de la comédie musicale An jedem Finger zehn de 1955 - pour retrouver le sourire. L'affaire est assez enlevée et si on sent l'influence des maîtres hollywoodiens du genre, ça se laisse voir sans effort.
Bon dimanche !

Retour vers le futur : Kilavu ?



Qui a vu l'exposition de films et photographies au Centre Pompidou Les années 80, l'insoutenable légèreté ? Elle est visible jusqu'au 23 mai 2016.
Vers le site

La photo a été composée par Sandy Skoglund, une artiste emblématique des années 80.
Dans la b.o. C'est un peu téléphoné mais j'aime toujours bien ce vieux hit de Killing Joke - avec Love Like Blood dont le remix en maxi 45t explosait les chaînes HiFi et nous faisait guincher jusqu'au matin.